Paroles d'artistes

Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 18:57

Nous sommes tels que vous nous fites
Ô vous grands de la Terre
Vous nous avez pétris bien vite 
A vôtre manière
Et si l'on dit quelques mots de suite
Il faut que l'on nous matte
Et nous devons a vos tonneaux
Le vin amer et la matraque
Nous ne sommes pour vous que gueux
Que matériaux
Que cochonailles
Vous nous aimez au fond si peu
Vous faites donner la mitraille
Et nous restons sur le pavé
Nous qui n'avons que nos pensées
Sans argent pour les démontrer
Sans généraux ni grande armée...

Par Alcien - Publié dans : Paroles d'artistes
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 21:11
Ils aimeraient nous monter les uns contre les autres !
Mais si Dieu le veut bien... ce sera les gens simples contre les ordres !
Enfants du siècle, avançons le poing levé
Jeunesse et peuples du Tiers-monde nous marcherons à tes côtés !
Ta lutte est la nôtre, tout comme notre lutte est la tienne
Justice et liberté pour tous les habitants de la Terre
Sèche tes larmes et relève la tête, on n'est pas die
Le combat nous attend ! En toi, sera le premier champs de bataille !
Résistance ! On a dit non ! On a le Nombre ! Jeunesse du monde...
Ce sera plus jamais sans nous! Dignité et Conscience
On est des milliards à vouloir faire tourner la roue dans l'autre sens !
Des pays oubliés jusqu'aux oubliés de nos pays
Marginal des pays riches, qu'attends-tu pour désobéir ?
Mon rap prône l'insurrection, car plus question de laisser faire
La Lutte est nécessaire ! En d'autres termes : ils veulent nous baiser, frère !

Contre leur dictature mondiale, c'est ensemble, compagnon
Que s'amorce la mondialisation de la rébellion
On a tous le même ennemi, plein de sang sur ses écus
Qui persécute à tout va les oubliés et les exclus !
Jeunesse du Tiers-monde, nous partageons ta douleur
Vois-tu l'arc-en-ciel au loin ? C'est la rébellion et ses couleurs
Rajoute la tienne ! Là où est écrit en gros :
"Justice et liberté pour tous!"
A nous de cramer leur enclos !

Résistance ! A l'heure du néo-libéralisme et de ses guerres concrètes
Résistance ! A l'heure du néo-colonialisme et de ses nouvelles conquêtes
Résistance ! A l'heure du néo-libéralisme et de ses guerres concrètes
Résistance ! A l'heure du néo-colonialisme et de ses nouvelles conquêtes

On est tous menacés ! Le système capitaliste
N'est qu'un prédateur, regarde dans le monde ce qu'il réalise
Des génocides, lorsque les peuples ne veulent pas quitter leurs terres
Pour les vendre à des grosses compagnies, grand frère des militaires
Chantage gouvernemental, en occident ils nous bernent le mental
Avec leur obsession du rentable
Ne connaissent pas l'Amour, juste l'Argent avec un grand "A"
"Faites pas la paix mais la guerre ! C'est prolifique pour la vente d'armes !"
Ils ne voient que leurs avantages, compagnon faut qu'on s'active
Regarde leurs nuages ! Il en tombe du sang radioactif !
Leur sincérité est ironique !
Considéré jetable si t'es inutile à la croissance économique !
La 4ème Guerre Mondiale enclenchée, ne sois pas triste
L'espoir existe ! Regarde le noble mouvement zapatiste !
Pour toutes les résistances, compagnons combattons !
Tous les oubliés du monde, c'est ensemble que nous vaincrons

Contre leur dictature mondiale, c'est ensemble, compagnon
Que s'amorce la mondialisation de la rébellion
On a tous le même ennemi, plein de sang sur ses écus
Qui persécute à tout va les oubliés et les exclus !
Jeunesse du Tiers-monde, nous partageons ta douleur
Vois-tu l'arc-en-ciel au loin ? C'est la rébellion et ses couleurs
Rajoute la tienne ! Là où est écrit en gros :
"Justice et liberté pour tous!"
A nous de cramer leur enclos !

Résistance ! A l'heure du néo-libéralisme et de ses guerres concrètes
Résistance ! A l'heure du néo-colonialisme et de ses nouvelles conquêtes
Résistance ! A l'heure du néo-libéralisme et de ses guerres concrètes
Résistance ! A l'heure du néo-colonialisme et de ses nouvelles conquêtes

C'est la loi des grandes entreprises, leur monde : une caricature
Mondialisation libérale, l'économie est dictature
Le Tiers-monde ligoté par des traités de traîtres seulement
Pendant que le F.M.I impose son programme d'ajustement
Ça privatise à tout va, entrepreneurs, politiciens
Dévaluent l'entreprise d'état pour la vendre aux copains
Ils se refont le monde entre eux, sans même se cacher
Ils se foutent des peuples et des cultures,
Pour eux le monde n'est qu'un grand marché
Un grand monopoly, qui finira en monopole
Si leurs manigances t'as compris, alors méfie-toi d'Interpol
Les droits de l'homme, comme les contes de fées, c'est loin
Quand Babylone t'dit : "Ferme ta gueule et obéis !"
C'est l'O.M.C qui fait ces lois ! Tiens !
Nous ne sommes que des statistiques ou des gentils esclaves
Fais gaffe à l'accident, si trop fort et trop vrai tu t'exclames
Arrive le plus grand génocide, ou le plus grand des désordres
Quand une civilisation se dresse et veut exterminer les autres

Contre leur dictature mondiale, c'est ensemble, compagnon
Que s'amorce la mondialisation de la rébellion
On a tous le même ennemi, plein de sang sur ses écus
Qui persécute à tout va les oubliés et les exclus !
Jeunesse du Tiers-monde, nous partageons ta douleur
Vois-tu l'arc-en-ciel au loin ? C'est la rébellion et ses couleurs
Rajoute la tienne ! Là où est écrit en gros :
"Justice et liberté pour tous!"
A nous de cramer leur enclos !

Babylone, Babylone ! Entends-tu ? La colère monte
Les oubliés de l'occident et les oubliés du Tiers-monde
Babylone, Babylone ! Tu nous as dit : "C'est marche ou crève"
Alors on marche ensemble contre toi pour faire valoir nos rêves
Babylone, Babylone ! Tu voudrais voir notre déclin,
Que nos idéaux partent en éclats, mais méfie-toi car on est plein
Babylone, Babylone ! Ta fin est proche !
Compte sur nous pour danser sur tes cendres, quand ton règne finira en feu !
Résistance !
Résistance !
Résistance ! Résistance !
Par Alcien - Publié dans : Paroles d'artistes
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Dimanche 9 mars 2008 7 09 /03 /Mars /2008 00:02
Et oui, du rap sur mon blog (j'en connais une qui va être contente). Mais j'ai eu le coup de coeur pour cette chanson en mattant un bout des Victoires de la Musique. La chanson engagée n'est pas morte...

Ma France à moi elle parle fort, elle vit à bout de rêves,
Elle vit en groupe, parle de bled et déteste les règles,
Elle sèche les cours, le plus souvent pour ne rien foutre,
Elle joue au foot sous le soleil souvent du Coca dans la gourde,
C'est le hip-hop qui la fait danser sur les pistes,
Parfois elle kiffe un peu d'rock, ouais, si la mélodie est triste,
Elle fume des clopes et un peu d'shit, mais jamais de drogues dures,
Héroïne, cocaïne et crack égal ordures,
Souvent en guerre contre les administrations,
Leur BEP mécanique ne permettront pas d'être patron,
Alors elle se démène et vend de la merde à des bourges,
Mais la merde ça ramène à la mère un peu de bouffe, ouais.
Parce que la famille c'est l'amour et que l'amour se fait rare
Elle se bat tant bien que mal pour les mettre à l'écart,
Elle a des valeurs, des principes et des codes,
Elle se couche à l'heure du coq, car elle passe toutes ses nuits au phone.
Elle paraît feignante mais dans le fond, elle perd pas d'temps,
Certains la craignent car les médias s'acharnent à faire d'elle un cancre,
Et si ma France à moi se valorise c'est bien sûr pour mieux régner,
Elle s'intériorise et s'interdit de saigner. Non...

C'est pas ma France à moi cette France profonde
Celle qui nous fout la honte et aimerait que l'on plonge
Ma France à moi ne vit pas dans l'mensonge
Avec le coeur et la rage, à la lumière, pas dans l'ombre

Ma France à moi elle parle en SMS, travaille par MSN,
Se réconcilie en mail et se rencontre en MMS,
Elle se déplace en skate, en scoot ou en bolide,
Basile Boli est un mythe et Zinedine son synonyme.
Elle, y faut pas croire qu'on la déteste mais elle nous ment,
Car nos parents travaillent depuis vingt ans pour le même montant,
Elle nous a donné des ailes mais le ciel est V.I.P.,
Peu importe ce qu'ils disent elle sait gérer une entreprise.
Elle vit à l'heure américaine, KFC, MTV Base
Foot Locker, Mac Do et 50 Cent.
Elle, c'est des p'tits mecs qui jouent au basket à pas d'heure,
Qui rêvent d'être Tony Parker sur le parquet des Spurs,
Elle, c'est des p'tites femmes qui se débrouillent entre l'amour,
les cours et les embrouilles,
Qui écoutent du Raï, RnB et du Zouk.
Ma France à moi se mélange, ouais, c'est un arc-en-ciel,
Elle te dérange, je le sais, car elle ne te veut pas pour modèle.

C'est pas ma France à moi cette France profonde
Celle qui nous fout la honte et aimerait que l'on plonge
Ma France à moi ne vit pas dans l'mensonge
Avec le coeur et la rage, à la lumière, pas dans l'ombre

Ma France à moi elle a des halls et des chambres où elle s'enferme,
Elle est drôle et Jamel Debbouze pourrait être son frère,
Elle repeint les murs et les trains parce qu'ils sont ternes
Elle se plaît à foutre la merde car on la pousse à ne rien faire.
Elle a besoin de sport et de danse pour évacuer,
Elle va au bout de ses folies au risque de se tuer,
Mais ma France à moi elle vit, au moins elle l'ouvre, au moins elle rit,
Et refuse de se soumettre à cette France qui voudrait qu'on bouge.
Ma France à moi, c'est pas la leur, celle qui vote extrême,
Celle qui bannit les jeunes, anti-rap sur la FM,
Celle qui s'croit au Texas, celle qui a peur de nos bandes,
Celle qui vénère Sarko, intolérante et gênante.
Celle qui regarde Julie Lescaut et regrette le temps des Choristes,
Qui laisse crever les pauvres, et met ses propres parents à l'hospice,
Non, ma France à moi c'est pas la leur qui fête le Beaujolais,
Et qui prétend s'être fait baiser par l'arrivée des immigrés,
Celle qui pue le racisme mais qui fait semblant d'être ouverte,
Cette France hypocrite qui est peut-être sous ma fenêtre,
Celle qui pense que la police a toujours bien fait son travail,
Celle qui se gratte les couilles à table en regardant Laurent Gerra,
Non, c'est pas ma France à moi, cette France profonde
Alors peut-être qu'on dérange mais nos valeurs vaincront
Et si on est des citoyens, alors aux armes la jeunesse,
Ma France à moi leur tiendra tête, jusqu'à ce qu'ils nous respectent.
Par Alcien - Publié dans : Paroles d'artistes
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Jeudi 6 mars 2008 4 06 /03 /Mars /2008 18:34
Je suis l'idole
Qui empêche de dormir
Que prend la vie des hommes
Et des femmes
Sans un regard
Je suis celle qui inspire l'amour
Même sans t'aimer
Même sans t'aimer
Je te donnerai des plaisirs, des plaisirs
Que tu n'as jamais connus,
Des plaisirs sir forts
Que tu en mourras, en tueras,
Que tu me donneras
Le sang dont j'ai soif
La peau dont j'ai faim
Tu me donneras
Je suis celle qu'on tue
Pour pouvoir dormir
Je suis celle qui tue
Pour donner la vie
Je suis celle qui inspire l'amour
Et si je t'aime
Et si je t'aime
Je te donnerai des plaisirs, des plaisirs
Dont tu n'as pas idée,
Des plaisirs si grands
Que tu en mourras, en tueras,
Que tu me donneras
La mort dont j'ai soif
L'enfer dont j'ai faim
Tu me donneras
Le sang dont j'ai soif
La peau dont j'ai faim
Tu me donneras
Je suis l'idole
Qui empêche de dormir
Et si je t'aime, et si je t'aime
Je t'aime, je t'aime
Par Alcien - Publié dans : Paroles d'artistes
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Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /Fév /2008 19:45
Moi j'donne mes idées et ma langue de bois
A tous les chiens du monde ils ont qu'à tout bouffer
De toute façon elles sont pas très fécondes

Moi j'donne mes pensées déplacées ou bien pensées
A tous les crabes du monde qui rient sans pincer
Ils sont comme moi ils n'iront jamais d'l'avant

Mais qu'est ce que j'donnerais pas pour une bouffée d'air frais
Pour une virée d'enfer au creux de tes bras
Pour un bonheur à l'endroit dans mon coeur à l'envers

Et mon sourire n'est jamais qu'un artifice
Que je donne je reprends ou j'oublie
Qui réchauffe et qui refroidit n'importe qui...

Moi j'donne mon corps délavé à souhait
A toutes les lessives du monde qui s'marrent sans penser
Qu'on a beau frotter la douleur veut s'barrer

Et j'donne mon sourire histoire qu'il se ressaisisse
A tous les clowns du monde qui traînent l'humour triste
Ils sont comme moi ils ne font plus rire personne...

Mais qu'est ce que j'donnerais pas pour une bouffée d'air frais
Pour une virée d'enfer au creux de tes bras
Pour un bonheur à l'endroit dans mon coeur à l'envers


Et mon sourire n'est jamais qu'un artifice
Que je donne je reprends ou j'oublie
Qui réchauffe et qui refroidit n'importe qui...

Et j'me donne toute entière sans r'venir en arrière
Pour qu'tu m'regardes un peu sans t'brûler les yeux
Juste un peu la peau et r'partir à zéro...

Mais qu'est ce que j'donnerais pas pour une bouffée d'air frais
Pour une virée d'enfer au creux de tes bras
Pour un bonheur à l'endroit dans mon coeur à l'envers.......
Par Alcien - Publié dans : Paroles d'artistes
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Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /Fév /2008 13:02
Comme un éclat de rire
Viens consoler tristesse
Comme un souffle avenir
Viens raviver les braises
Comme un parfum de souffre
Qui fait naître la flamme,
Jeunesse lève-toi
Contre la vie qui va qui vient
Puis qui s'étient
Contre l'amour qu'on prend qu'on tient
Mais qui tient pas,
Contre la trace qui s'efface
Au derrière de soi,
Jeunesse lève-toi.

Moi contre ton épaule
Je repars à la lutte
Contre les gravités qui nous mènent à la chute,
Pour faire du bruit encore
A réveiller les morts,
Pour redonner l'éclat
A l'émeraude en toi;
Pour rendre au crépuscule
La beauté des aurores,
Dis moi qu'on brûle encore,
Dis moi que brûle encore cet espoir que tu tiens
Parce que tu n'en sais rien de la fougue et du feu
Que je vois dans tes yeux...
Jeunesse lève-toi !

Quand tu vois comme on pleure
A chaque rue sa peine,
Comment on nous écoeure
Perfusion dans la veine,
A l'ombre du faisceau
Mon vieux tu m'auras plus !

Ami dis quand viendra la crue ?

Contre-courant toujours sont les contre-cultures,
Au gré des émissions leurs gueules de vide-ordures...
Puisque s'en est sonné la mort du politique,
L'heure est aux rêves,
Aux utopiques...

Pour faire nos ADN 
Un peu plus équitables,
Pour faire de la poussière
Un peu plus que du sable,
Dans ce triste pays
Tu sais un jour ou l'autre
Faudra tuer le père,
Faire entendre sa voix !
Jeunesse lève-toi.

Au clair de lune indien
Toujours surfer la vague
A l'âme
Au creux des reins
Faut aiguiser la lame,
Puisqu'ici il n'y a qu'au combat qu'on est libres
De ton triste sommeil je t'en pries libère-toi;
Puisqu'ici il faut faire du bilan et des chiffres
Sont nos amours toujours au bord du précipice,
N'entend-tu pas ce soir chanter le chant des morts ?
Ne vois-tu pas le ciel à portée de doigts ?
Jeunesse lève-toi.

Comme un éclat de rire
Vient consoler tristesse
Comme un souffle avenir
Viens raviver les braises
Comme un parfum de souffre
Qui fait naître la flamme,
Quand plongé dans le gouffre on saitp lus où est l'âme;
Jeunesse lève-toi
Contre la vie qui va qui vient
Puis qui nous perd,
Contre l'amour qu'on prend qu'on tient
Puis qu'on enterre,
Contre la trace qui s'efface
Au derrière de toi...

JEUNESSE LEVE-TOI !


La chanson
Le site
Par Alcien - Publié dans : Paroles d'artistes
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Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /Jan /2008 20:45
Je t'ai rencontrée par hasard,
Ici, ailleurs ou autre part,
Il se peut que tu t'en souviennes.
Sans se connaître on s'est aimé,
Et même si ce n'est pas vrai,
Il faut croire à l'histoire ancienne.
Je t'ai donné ce que j'avais
De quoi chanter, de quoi rêver,
Et tu croyais en ma bohême.
Mais, si tu pensais à vingt ans
Qu'on peut vivre de l'air du temps,
Ton point de vue n'est plus le même.
 


Cette fameuse fin du mois
Qui depuis qu'on est toi et moi,
Nous revient sept fois par semaine
Et nos soirées sans cinéma,
Et mon succès qui ne vient pas,
Et notre pitance incertaine.
Tu vois je n'ai rien oublié
Dans ce bilan triste à pleurer
Qui constate notre faillite.
"Il te reste encore de beaux jours
Profites-en mon pauvre amour,
Les belles années passent vite."
 

 Et maintenant tu vas partir,
Tous les deux nous allons vieillir
Chacun pour soi comme c'est triste.
Tu peux remporter le phono,
Moi je conserve le piano,
Je continue ma vie d'artiste.
Plus tard sans trop savoir pourquoi
Un étranger, un maladroit,
Lisant mon nom sur une affiche
Te parlera de mes succès,
Mais un peu triste toi qui sais
"Tu lui diras que je m'en fiche ...
Que je m'en fiche..."

...

Et avec ça une petite BO réservée à Léo spéciale Rêve :

-Ni Dieu ni Maître
-La vie d'artiste
-Il n'y a plus rien
-La damnation
-Le chien
-Yon style

Par Alcien - Publié dans : Paroles d'artistes
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Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /Jan /2008 18:16
L'envie que je ressens si fort de te serrer dans mes bras, je ferai sans
L'espoir de sentir près de moi ta présence et ta chaleur, je ferai sans
Je fais taire au fond de moi les mots d'amour comme on étouffe une rumeur
J'oublie l'avenir à contre-coeur, le présent je ne fais que l'effleurer

Je ferai sans, je ferai semblant
Je ferai sans, je ferai semblant

Le courage que tu me révèles quand les forces m'abandonnent je ferai sans
Tes appels et ta voix que j'entends, que j'attends constamment, je ferai sans
Même si je m'applique à ne pas ignorer tes raisons tes arguments,
Ton souvenir a la force d' un coup de poing que je prends en plein dedans.

Je ferai sans, je ferai semblant
Je ferai sans, je ferai semblant

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé
Un seul être vous manque et tout est dispersé
Je cherche alors la nuit pour m'évader du jour
Qui a mis en lumière ton regard qui me suit
Qui me suit, qui me suit

Je remonte à contre-courant la force du torrent qui m'attire à toi
Je m'agrippe à tout ce que je peux à défaut de m'agripper à tes doigts
Je m'agrippe à tout ce que je peux, je m'agrippe à tout ce que je peux
Je m'agrippe à tout ce que je peux...

Je ferai sans, je ferai semblant
Je ferai sans, je ferai semblant
Par Alcien - Publié dans : Paroles d'artistes
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Lundi 24 décembre 2007 1 24 /12 /Déc /2007 20:53

Le plus beau concerto est celui que j'écris
Sur les claviers jaloux de ton corps ébloui
Quand mes hautbois en caravanes
Viennent mourir dans tes jardins
Et que m'offrant tant de festins
Tes lèvres dansent la pavane

Le plus beau concerto est celui de ta voix
Les matins reconquis à l'archet de mes doigts
Quand tu meurs à mes violoncelles
Les anges cassent leurs violons
Et sont jaloux de nos chansons
Car la musique en est trop belle

 

Et dans une semaine... Fiesta !

Par Alcien - Publié dans : Paroles d'artistes
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Samedi 15 décembre 2007 6 15 /12 /Déc /2007 14:38

À la pâle clarté des lampes languissantes,
Sur de profonds coussins tout imprégnés d'odeur,
Hippolyte rêvait aux caresses puissantes
Qui levaient le rideau de sa jeune candeur.

Elle cherchait, d'un oeil troublé par la tempête,
De sa naïveté le ciel déjà lointain,
Ainsi qu'un voyageur qui retourne la tête
Vers les horizons bleus dépassés le matin.

De ses yeux amortis les paresseuses larmes,
L'air brisé, la stupeur, la morne volupté,
Ses bras vaincus, jetés comme de vaines armes,
Tout servait, tout parait sa fragile beauté.

Étendue à ses pieds, calme et pleine de joie,
Delphine la couvait avec des yeux ardents,
Comme un animal fort qui surveille une proie,
Après l'avoir d'abord marquée avec les dents.

Beauté forte à genoux devant la beauté frêle,
Superbe, elle humait voluptueusement
Le vin de son triomphe, et s'allongeait vers elle,
Comme pour recueillir un doux remercîment.

Elle cherchait dans l'oeil de sa pâle victime
Le cantique muet que chante le plaisir,
Et cette gratitude infinie et sublime
Qui sort de la paupière ainsi qu'un long soupir.

- "Hippolyte, cher coeur, que dis-tu de ces choses?
Comprends-tu maintenant qu'il ne faut pas offrir
L'holocauste sacré de tes premières roses
Aux souffles violents qui pourraient les flétrir?

"Mes baisers sont légers comme ces éphémères
Qui caressent le soir les grands lacs transparents,
Et ceux de ton amant creuseront leurs ornières
Comme des chariots ou des socs déchirants;

"Ils passeront sur toi comme un lourd attelage
De chevaux et de boeufs aux sabots sans pitié...
Hippolyte, ô ma soeur! tourne donc ton visage,
Toi, mon âme et mon coeur, mon tout et ma moitié,

"Tourne vers moi tes yeux pleins d'azur et d'étoiles!
Pour un de ces regards charmants, baume divin,
Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles
Et je t'endormirai dans un rêve sans fin!"

Mais Hippolyte alors, levant sa jeune tête:
- "Je ne suis point ingrate et ne me repens pas,
Ma Delphine, je souffre et je suis inquiète,
Comme après un nocturne et terrible repas.

"Je sens fondre sur moi de lourdes épouvantes
Et de noirs bataillons de fantômes épars,
Qui veulent me conduire en des routes mouvantes
Qu'un horizon sanglant ferme de toutes parts.

"Avons-nous donc commis une action étrange?
Explique, si tu peux, mon trouble et mon effroi:
Je frissonne de peur quand tu me dis: 'Mon ange!'
Et cependant je sens ma bouche aller vers toi.

"Ne me regarde pas ainsi, toi, ma pensée!
Toi que j'aime à jamais, ma soeur d'élection,
Quand même tu serais une embûche dressée
Et le commencement de ma perdition!"

Delphine secouant sa crinière tragique,
Et comme trépignant sur le trépied de fer,
L'oeil fatal, répondit d'une voix despotique:
- "Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer?

"Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut le premier, dans sa stupidité,
S'éprenant d'un problème insoluble et stérile,
Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté!

"Celui qui veut unir dans un accord mystique
L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne chauffera jamais son corps paralytique
À ce rouge soleil que l'on nomme l'amour!

"Va, si tu veux, chercher un fiancé stupide;
Cours offrir un coeur vierge à ses cruels baisers;
Et, pleine de remords et d'horreur, et livide,
Tu me rapporteras tes seins stigmatisés...

"On ne peut ici-bas contenter qu'un seul maître!"
Mais l'enfant, épanchant une immense douleur,
Cria soudain: "Je sens s'élargir dans mon être
Un abîme béant; cet abîme est mon coeur!

"Brûlant comme un volcan, profond comme le vide!
Rien ne rassasiera ce monstre gémissant
Et ne rafraîchira la soif de l'Euménide
Qui, la torche à la main, le brûle jusqu'au sang.

"Que nos rideaux fermés nous séparent du monde,
Et que la lassitude amène le repos!
Je veux m'anéantir dans ta gorge profonde
Et trouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux!"

- Descendez, descendez, lamentables victimes,
Descendez le chemin de l'enfer éternel!
Plongez au plus profond du gouffre, où tous les crimes,
Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel,

Bouillonnent pêle-mêle avec un bruit d'orage.
Ombres folles, courez au but de vos désirs;
Jamais vous ne pourrez assouvir votre rage,
Et votre châtiment naîtra de vos plaisirs.

Jamais un rayon frais n'éclaira vos cavernes;
Par les fentes des murs des miasmes fiévreux
Filtrent en s'enflammant ainsi que des lanternes
Et pénètrent vos corps de leurs parfums affreux.

L'âpre stérilité de votre jouissance
Altère votre soif et roidit votre peau,
Et le vent furibond de la concupiscence
Fait claquer votre chair ainsi qu'un vieux drapeau.

Loin des peuples vivants, errantes, condamnées,
À travers les déserts courez comme les loups;
Faites votre destin, âmes désordonnées,
Et fuyez l'infini que vous portez en vous!

Par Alcien - Publié dans : Paroles d'artistes
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